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La dématérialisation des DCP

Les DCP sont actuellement principalement transférés par disques durs.

Mais il est possible de recevoir les DCP directement par des réseaux, le DCP n'existe plus physiquement, on parle donc de dématérialisation.

Si les KDM, Films Annonces et Pubs peuvent être transférés, de part leur faible poids, par une réseau de "basse" capacité (liaison 512 Kbps ou 1 Mbps), pour des fichiers plus lourds, comme un DCP de film de 75 GO à 300 GO (avec un moyenne à 200 Go), il est nécessaire de recourir à des réseaux
" très haut" débit (comprendre, plus de 10 Mbps - Mega Bits Par Seconde - rien de sexuel).

Du coup, plusieurs sociétés spécialisées offrent (comprendre : font payer) leurs services pour permettre cet acheminement dématérialisé des contenus, que ce soit par liaison filaire (ADSL ou fibre optique) ou par satellite (nécessite alors au moins une parabole satellite sur le toit du cinéma...).


Avantages :



Inconvénients :



La question con que tous le monde peut se poser, c'est "bon, et cette dématérialisation : qui la paye ?". En fait, dans la plupart des cas, cela va être les distributeurs, et peu (voire pas du tout) les exploitants.
En effet, la dématérialisation est surtout un service rendu aux distributeurs : faire baisser les coûts d'acheminements. Comme il n'y a plus de notions de stock intermédiaire (on livre directement le cinéma), il n'y a plus de coût de transport pour l'exploitant (qui, historiquement étaient lié au transit entre le stock intermédiaire/local et le cinéma). En revanche, ce dernier doit parfois s'équiper pour permettre la réception : payer les frais d'installation de la parabole ou de l'ADSL, se doter d'une librairie centrale et... apprendre à se service de ces bidules informatiques (ben oui, le disque dur, c'était simple, tous le monde pouvait comprendre... là... allez voir le manuel de la SmartJog, vous vous forgerez votre propre opinion).

Aussi, au début 2010, voici un petit panorama des sociétés qui propose de l'acheminement
dématérialisé :

Arquiva

Arquiva est une société anglaise, qui partage le même actionnaire que la tierce partie Art Alliance Media. C'est donc tout naturellement que c'est la solution d'acheminement dématérialisé que pousse en avant la tierce partie Art Alliance Media.

Arquiva offre une solution de transport dématérialisé par satellite, mais aussi de réception de Live Event.

Il faut donc installer une parabole sur le toit du cinéma (quand c'est possible), tirer un câble jusqu'au démodulateur qui sera souvent installé là où est la librairie centrale et, pour le Live Event, tirer des câbles du démodulateur vers le scaler de la cabine de projection où l'on veut faire du Live Event.

Combien ça coûte : demander à Art Alliance Media (http://www.artsalliancemedia.com/)

 

EutelSat

EutelSat, opérateur satellite européen (bien oui, rien que ça) annonce offrir une solution d'acheminement dématérialisée sur base satellitaire, couplée à une offre de Live Event.

L'installation doit ressembler à celle d'Arquiva, mais à contrario de cette dernière, il en existe tellement peu en opération qu'il est dur de se faire une réelle idée.

Combien ça coûte : demander à EutelSat (http://www.eutelsat.com/fr/home/) - s'armer de patience...

 

GlobeCast

GlobeCast, filiale de France Telecom - oups, pardon, Orange - spécialisée dans le transport satellitaire et la diffusion en points de vente (vous savez, les écrans dans les PMU qui annonce les résultats du Loto... ben c'est eux, aussi), propose une solution de transport dématérialisée.

En revanche, bien que spécialistes du satellite, leur solution repose sur l'emploi de lignes ADSL ... Ben oui, une ligne ADSL, pour France Telecom, c'est un peu comme si on parlait de son métier presque centenaire... Etrange diront certains, pragmatiques diront d'autres.

Du coup, il faut installer un ou deux boitiers : un récepteur (CinéBox), voire un collecteur de liens ADSL (CinéBoost) si on a plusieurs lignes ADSL, à l'endroit où est installé sa librairie centrale.

Ensuite, l'opération de la CinéBox (le récepteur) se fait au moyen d'un portail Web sur Internet, qui permet d'aller piocher ses contenus pour en faire la demande de transport, et suivre les transports en cours. On peut aussi utiliser un iPhone pour cela. Pour s'en faire une idée, voir les docs utilisateurs disponibles ici : https://cinema.globecast.com/Support/

Combien ça coûte : demander à GlobeCast (http://www.globecast.com/)

 

SmartJog

Historiquement filiale de France Telecom, puis revendu à TDF, SmartJog proposait historiquement une solution pour permettre aux laboratoires numériques d'échanger des gros fichiers entres eux.

Vu que maintenant y'a de nouveaux clients potentiels, les cinémas, leur offre s'est étendue aux cinémas. Elle est basé soit sur l'emploi de liaison ADSL, soit sur du satellite - en privilégiant le satellite depuis mi 2009.

Il faut installer une boite aux lettre - ou carrément une librairie centrale - SmartJog là où se trouve la librairie centrale du site, et raccorder dessus : soit la parabole qu'il faut poser sur le toit du cinéma (quand c'est possible), soit la ou les deux liaisons ADSL.

Ensuite, l'opération de la SmartJog se fait en se connectant : soit sur le serveur SmartJog (navigateur web ou client FTP), soit sur un portail Web sur l'Internet.

Pour vous donner une idée de comment ça marche, la documentation d'utilisation est disponible sur le site dans la partie Documentation.

Combien ça coûte : demander à SmartJog (http://www.smartjog.com/)

 

Ymagis

Historiquement, Ymagis n'était pas destiné à faire opérateur de transport dématérialisé, mais comme ils sont à la fois laboratoire numérique et opérateur ADSL en même temps, il devient plutôt facile de proposer ce service...
Du coup, Ymagis propose une solution d'acheminement globale : dématérialisé si cela est possible, physique pour les cas où le dématérialisé venait à être impossible.

En effet, si pour une raison ou une autre il devenait impossible ou risqué d'utiliser le transport dématérialisé, Ymagis procède à un envoi physique (les fameux "disques oranges").
Les raisons sont multiples : parfois la liaison ADSL est déjà chargée par un autre transport, mais le plus souvent l'ordre de transport n'est donné qu'à la dernière minute par le distributeur...
Hors, comme Ymagis s'engage auprès des distributeurs à livrer quoiqu'il en coûte, c'est alors un disque dur qui part vers le cinéma.

Leur solution, nommée "Ymaginet", se base sur la librairie Ymagis (le TCS, voir "Librairies TMS") : les contenus sont expédiés via le réseau Ymagis.net qui relie Ymagis à chacun des cinémas clients de la solution au moyen d'une liaison ADSL.
Il faut donc installer la librairie centrale Ymagis (nommée "TCS"), et la raccorder à la liaison ADSL fournie par Ymagis.

Ensuite, pour l'opération, il suffit d'utiliser sa librairie pour y consulter ses mails (accusés de livraison) et déplacer les contenus pour les programmer dans ses salles.

Combien ça coûte : demander à Ymagis (http://www.ymagis.com/)