Libération d'aujourd'hui, ou...

Discussions en rapport avec le cinéma et les techniques cinématographiques.
Coeur Noir

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Libération d'aujourd'hui, ou...

Message » lun. 31 août 2009 - 13:33

...les médias et la lutte anti-piratage.

Il y aura prochainement dans "envoyé spécial" un reportage consacré au mal-nommé "piratage" tourné à Vierzon. Et c'est fou le nombre de médias qui appellent en ce moment l'exploitant des lieux pour en savoir plus : TF1 (qui a viré un de ses cadres pour prise de position anti-hadopi) Europe 1, RTL, France 3...

Mais c'est curieux comme tout va toujours dans le même sens, concluant par la nécessité de la mise en place d'une nouvelle mouture d'hadopi... Ce que ça m'inspire ?

A quoi sert de passer à la projo numérique si tout est fait pour empêcher de profiter de la seule vraie révolution qu'elle offre : la fin de la contrainte physique du support des oeuvres ??? Autrement dit : pourquoi adhérer au numérique si cela ne permet pas à tous les exploitants de toutes les salles d'accéder plus vite à tous les films pour un moindre coût ?

La 3D - ouais, bof, les jeux videos l'imposeront dans nos salons avant que toutes les salles soient équipées, non ?

L'article de Libé est visible sur mon blog.

pradbitt

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Message » lun. 31 août 2009 - 19:31

je ne comprends pas le parralèlle que tu fais entre hadopi qui vise les pirates et le cinéma numérique qui est lui régit assez étroitement??

Coeur Noir

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Message » lun. 31 août 2009 - 21:56

Oui tu as raison ma réflexion n'est pas claire... En gros, pourquoi donne-t-on la priorité à la "chasse" aux pirates plutôt qu'à la mise en place d'une nouvelle économie de l'exploitation, débarassée des actuelles contraintes :
- transports et logistique physique des copies,
- contrainte du nombre de copies pour les plans de sortie,
- une chronologie des médias qui impose de + en + d'avoir les films rapidement

J'ai l'impression d'une grande perte de temps, d'argent et de moyens, pour des dispositifs de filtrages et de surveillance (des réseaux, des copies, des salles...) fatalement contournables et pour un mal (le "piratage") dont personne n'a mesuré avec fiabilité et rationnalité les effets ?

J'étais un peu énervé et pressé... mais le fond de ma pensée reste le suivant : si on veut contrecarrer un tant soit peu le piratage, il faut que le prix du billet d'entrée baisse, que les salles puissent proposer plus de films à des conditions plus adaptées à leur public (c'est à dire qu'imposer du plein pot à un dessin animé est souvent un non sens) et rendre ainsi aux exploitants la maîtrise de leurs offres, en fonction des territoires et des spectateurs qu'ils sont les mieux placés pour connaître ! Et si la petite salle de Trifouillis les Oies dans la Creuse veut Avatar en sortie nationale, pourquoi pas ?

Le numérique devrait permettre de dépasser toutes ces barrières ! Mais nan, on continue de fonctionner par analogie avec l'argentique...

grolem

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Message » lun. 31 août 2009 - 23:02

Coeur Noir a écrit :Oui tu as raison ma réflexion n'est pas claire... En gros, pourquoi donne-t-on la priorité à la "chasse" aux pirates plutôt qu'à la mise en place d'une nouvelle économie de l'exploitation, débarassée des actuelles contraintes :
- transports et logistique physique des copies,
- contrainte du nombre de copies pour les plans de sortie,
- une chronologie des médias qui impose de + en + d'avoir les films rapidement

suis tt à fait d'accord avec toi sur ces points.
Le numérique devrait permettre de dépasser toutes ces barrières ! Mais nan, on continue de fonctionner par analogie avec l'argentique...


Ceci dit, je me permettrait tout de même un soupçon de naïveté : j'ai l'impression que cela commence à changer car certains exploitants ont bien compris la musique - bien plus vite d'ailleurs que certains distributeurs...

Le meilleur exemple le taux de remplissage de malaaaaade de certaines baies Ymagis que je vois ici et là : près d'une 60 aine de copies numériques y sont conservées... En effet, c'est bien plus marrant lorsque tu demandes un KDM des mois après la sortie nationale et que tu t'entends répondre "heu... tu sais, c'est des frais pour moi, faut que je t'expédie une nouvelle copie, ..." et que tu peux répondre "hey joe, laisse tomber le coup de la copie, je l'ai déjà... me faut juste ton putain de KDM qui te prends 5 minutes à pondre...".

Autre exemple : nous installons un petit cinéma tout propret de 2 salles bien sympa dans un coin presque paumé (tout ressemblance avec un site réel est bien sûr fortuite et toussa...) et miracle de la création : moins de 5 jours après, le mec m'appelle pour un ticket de support... et là, je tombe sur le cul : le mec a déjà une bonne dizaine de copies numériques, prêtes à l'emploi... Bé wi... Faut dire qu'on lui avait donné des disques durs (les mêmes qu'on utilise au labo, les petits durçis là de 500 Go...) et qu'il a vite compris que ça pouvait servir dans son tour des popottes avoisinantes. Ses KDMs, ils a eu bien vite du coup.

Bref, je suis persuadé que certains exploitants comprennent bien les avantages qu'ils peuvent tirer du numérique, et des nouvelles règles que cela peut permettre d'établir... même si on la Fédé le a taxé de "Francs Tireurs" lors du dernier congrés 2008, ils n'en demeurent pas moins de pionniers qu'on peut peut être taxer de beaucoup de chose, mais pas d'être idiots :)

Donc, courage : ça avance !
La justice, c’est comme la Sainte Vierge, si on la voit pas de temps en temps, le doute s’installe.

Malypa

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Message » lun. 31 août 2009 - 23:18

Je crois que tu mets les pieds dans le plat avec ce sujet !

C'est ce que j'ai personnellement le plus de mal à comprendre avec le passage à la technologie numérique.

Les exploitants ne se sont pas bien rendus compte que les films devenaient "de facto" potentiellement disponibles pour toutes les salles aussi bien instantanément à leur date de sortie qu'en qualité identique pour une rediffusion ultérieure.

Pour l'instant on est en phase d'implantation, et le réflexe de chacun consiste à essayer de maintenir les droits d'exclusivité en l'état.

Mais si on réfléchit bien: les distributeurs sont incités à inonder les salles par la nature même des films, les copies ne leur coûtent plus rien et plus ils sont exposés, plus ils font d'entrées, c'est tellement basique que ça fiche le tournis.

Petit rappel: numérique = Informatique = binaire = reproduction d'un fichier complète et à l'identique en deux clics, 30 minutes d'attente et quelques Watts d'électricité dépensés pour un fichier faisant dans les 250 Go...

L'ordinateur qui peut faire ça est amorti intégralement sur la première copie si le film dégage 2000€ de bénéfices... (et pour dire tout le fond de ma pensée, un ordinateur vieux de dix ans peut également le faire moyennant un peu plus de temps).

Les professionnels peuvent essayer de faire passer un discours ambiant qui tente de faire croire que c'est plus compliqué mais ça ne l'est absolument pas !!!

Ce qui est compliqué ce n'est pas la duplication, c'est les moyens de surveillance (verrous numériques et autre procédés) qui sont là pour empêcher cette duplication !

Et comme tu le dis, on marche sur la tête, puisque la principale préoccupation des bénéficiaires de cette technologie est de l'amputer de sa plus fondamentale qualité, à savoir de permettre une reproduction à l'identique et en nombre illimité moyennant un coût dérisoire.

Quelques chose va changer dans le petit monde de l'exploitation, mais pas exactement comme on l'attendait !

Maly.
Je met un smiley humour ou on part sur une base saine en décrétant que tout ce que je pourrais éventuellement écrire dans la suite de ce thread sera de l'ironie cynique bon marché ?

grolem

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Message » mar. 1 sept. 2009 - 2:55

Mais si on réfléchit bien: les distributeurs sont incités à inonder les salles par la nature même des films, les copies ne leur coûtent plus rien et plus ils sont exposés, plus ils font d'entrées, c'est tellement basique que ça fiche le tournis.

Ptet que les dits distributeurs rechignant au numérique sont plus intéressés par les recettes du DVD/VOD que celles du cinéma ? Si c'était le cas, cela expliquerait peut être leur comportement a priori irrationnel pour la copie numérique et leur acharnement à défendre la réduction du cycle de sortie et condamner le vilain pirate Tipiak ?

Les professionnels peuvent essayer de faire passer un discours ambiant qui tente de faire croire que c'est plus compliqué mais ça ne l'est absolument pas !!!

Hé hé... faut dire qu'il y en a des professionnels... de la vente :)

Plus sérieusement, pour certains c'est dur : voir le problème que pause les méchants disques formatés sous Linux au pauvre Gé Trois de nos camarade moldaves... bah... c'est dur la technologie maman, c'est duuuuuur.

Quelques chose va changer dans le petit monde de l'exploitation, mais pas exactement comme on l'attendait !

Ouaip... à voir... pourvu que ce ne soit pas Influenzinum 2009... un film au budget marketing ridicule à en croire nos médias estivaux... mais qui risque de faire un carton dès la sortie nationale :)
0001236
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Coeur Noir

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Message » mar. 1 sept. 2009 - 10:04

Arrrfff, me chauffe pas avec cette histoire de grippe, qui fait passer à la trappe tous les autres sujets un peu brûlants, pour ne pas dire fiévreux (la fin des juges d'instruction, taxe carbone, grognes sociales diverses...) quelle aubaine ce plan pandémie pour museler le peuple qui s'inquiète...

Je me trompe, mais si d'un côté certains exploitants commencent à explorer les possibilités ouvertes par le numérique, qu'en est-il côté distributeurs (hors studios US) ? Ils me paraissent assez frileux, non ? Avec le numérique les plans de sortie des films deviennent peut-être pas totalement caducs mais moins contraignants ? Ou est-ce justement qu'ils craignent que les exploitants reprennent enfin les choses en mains en leur exigeant plus vite, partout, de "meilleurs" films (les guillemets pour dire meilleur = film que l'exploitant sent "bankable" auprès de ses spectateurs) ???

Car aujourd'hui finalement qui programme les salles ? Quand 900 copies physiques assurent mécaniquement 25% de part de marché, quelle place pour les autres (autres films et autres spectateurs) ?

Ptet que les dits distributeurs rechignant au numérique sont plus intéressés par les recettes du DVD/VOD que celles du cinéma ?
Ca c'est une véritable inquiétude... ça fait déjà quelques années que l'exploitation salle n'est plus qu'une vitrine pour les diffusions ultérieures, mais elle reste malgrè tout une importante source de revenus pour les producteurs - via de complexes schémas de mutualisation... Sauf que les éditeurs video ne sont pas forcément des filiales des distributeurs cinéma. Et les DVD/VàD sont bien moins taxés que les places de ciné (tsa 11,72% en salle et de l'ordre de 3% en video, je crois, donc autant de moins à répartir dans la production ciné)

grolem

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Message » mar. 1 sept. 2009 - 10:37

Coeur Noir a écrit :Arrrfff, me chauffe pas avec cette histoire de grippe, qui fait passer à la trappe tous les autres sujets un peu brûlants, pour ne pas dire fiévreux (la fin des juges d'instruction, taxe carbone, grognes sociales diverses...) quelle aubaine ce plan pandémie pour museler le peuple qui s'inquiète...

Hors Sujet : je ne voulais chauffer personne :) Par ailleurs, moi j'ai plutôt l'impression de la grande muette médiatique sur ce sujet : nous sommes au niveau 6 au niveau mondial, les ministères (et organismes sous tutelles) se préparent silencieusement depuis juin, et certains régiments se préparent pour aller prendre position sur les frontières... et sur les chaines d'info nationales : rien... Mais bon... ce n'est qu'un point de vue.

Je me trompe, mais si d'un côté certains exploitants commencent à explorer les possibilités ouvertes par le numérique, qu'en est-il côté distributeurs (hors studios US) ? Ils me paraissent assez frileux, non ?

Frileux n'est pas le mot qui me vient immédiatement à l'esprit. Ceci dit, au résultat, c'est bien cela : ça taaaaaaarde.
Avec le numérique les plans de sortie des films deviennent peut-être pas totalement caducs mais moins contraignants ?

Pas tant que cela durant une phase de transition : en effet, les économies théoriques ne sont pas immédiatement constatées car les mécanismes de VPF (contribution au numérique dont s'acquittent les distributeurs pour aider à financer l'équipement des exploitants) limitent l'effet de changement, afin de protéger tous le monde en contribuant à faire perdurer - durant une période - les habitudes actuelles de distribution.

En revanche, au delà de cette période de transition, rien n'est plus là - a priori - pour limiter quiconque. Cette période de transition est d'une dizaine d'année, d'après les contrats qu'ont signé les "tierces parties" comme XDC, AAM ou Ymagis - pour la zone europe.

Ou est-ce justement qu'ils craignent que les exploitants reprennent enfin les choses en mains en leur exigeant plus vite, partout, de "meilleurs" films (les guillemets pour dire meilleur = film que l'exploitant sent "bankable" auprès de ses spectateurs) ???

Je suis pas sûr que cela soit un tel risque pour eux : le cinéma français sort de bons films - et de bons navets, tout autant que le cinéma américain. Il arrive à produire mini 40% des recettes sur l'années - je vois mal pourquoi le rejetter : il est ainsi quasi aussi "bankable" que l'américain, non ?

Car aujourd'hui finalement qui programme les salles ? Quand 900 copies physiques assurent mécaniquement 25% de part de marché, quelle place pour les autres (autres films et autres spectateurs) ?

Oui... et du coup, c'est d'autant plus navrant que le numérique ne soit pas vue comme une aubaine pour permettre à des contenus qui n'auraient que peu de chance de passer en argentique/grand tirage d'arriver ainsi plus facilement en numérique/grande diffusion.

Ptet que les dits distributeurs rechignant au numérique sont plus intéressés par les recettes du DVD/VOD que celles du cinéma ?
Ca c'est une véritable inquiétude... ça fait déjà quelques années que l'exploitation salle n'est plus qu'une vitrine pour les diffusions ultérieures, mais elle reste malgrè tout une importante source de revenus pour les producteurs - via de complexes schémas de mutualisation... Sauf que les éditeurs video ne sont pas forcément des filiales des distributeurs cinéma. Et les DVD/VàD sont bien moins taxés que les places de ciné (tsa 11,72% en salle et de l'ordre de 3% en video, je crois, donc autant de moins à répartir dans la production ciné)


Ok. je vois. je vais creuser. Ceci dit, même si les éditeurs vidéos ne sont pas forcément les filliales des distributeurs, ce sont bien ces derniers qui encaissent une partie des dividendes faits sur la base de leur produit, fut-il convertit en HD, non ?
La justice, c’est comme la Sainte Vierge, si on la voit pas de temps en temps, le doute s’installe.

Coeur Noir

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Message » jeu. 3 sept. 2009 - 9:44

Pas tutafé... les distributeurs achètent ou pré-achètent ou co-produisent les films qu'ils souhaitent distribuer auprès des producteurs. Ils acquièrent des droits uniquement pour l'exploitation en salle. Les éditeurs video achètent le droit de copies pour la revente et la location, auprès des mêmes producteurs, à priori sans investissement dans le processus de production. (tout cela mériterait des précisions)

A une époque quand l'éditeur video obtenait les droits, il les obtenait sur un produit dont la carrière salle était fini, le film archi rentabilisé par son exploitation. Or aujourd'hui (depuis une bonne douzaine d'années quand même) le marché de la video a supplanté celui de l'exploitation dans la marge bénéficiaire supérieure qu'elle donne souvent (bah oui, les éditeurs videos n'ont pas les mêmes taxes ni obligation etc...) amenant les producteurs à négocier de plus en plus tôt avec la video (au sens large) et squizzant de + en + les salles...

J'ai schématisé - si seulement y avait un producteur parmi nous !

le cinéma français sort de bons films - et de bons navets, tout autant que le cinéma américain. Il arrive à produire mini 40% des recettes sur l'années - je vois mal pourquoi le rejetter : il est ainsi quasi aussi "bankable" que l'américain, non ?
Il ne s'agit nullement d'un problème de nationalité des films, mais bien de la marge de manoeuvre laissée aux exploitants pour proposer à leurs spectateurs des films qu'ils seraient en mesure de défendre !

Je ne parle pas non plus seulement de vo ou d'A&E... mais bien de sortir des choix restreints imposés par les distributeurs, en fonction du nombre de copies physiques et de ce que "eux" veulent faire du marché. Je crois que le numérique peut ré-équilibrer tout ça, mais bon sang les indépendant(iste)s se réveillent quand ?

lacertas

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Message » sam. 5 sept. 2009 - 18:33

Bonjour,

Le numérique n'enlèvera pas nécessairement le verrouillage actuel sur la tournée des copies.
Imaginons un 3 salles sur la côte:
Disney (pixar) sort son film de l'été :
Mickey : "Oui, vous voulez "Toy storie" en nationale ? OK mais vous le passez pendant 3 semaine dans la grande salle à tout les horaires."
Nous: "Wah non, l'autre, hey, c'est pô juste !"
Mickey : "Vous attendrez donc que Cinéville le passe un peu moins et puis vous me programmerez à noël une bouze que l'on arrive pas à caser dans les grandes salles".
Nous "Ok, ok, on le matraquera votre "Toy storie"".
Mickey :"Bien, bon garçon."
Il reste donc les 2 plus petites salles dont une est réservée à la fin de programmation du film de l'été de Dreamworks (shrek 6) et celui de Warner (Harry Potter la moitié de la fin).
Nous voilà avec la petite salle de 79 sièges pour nos films art et essai.
Haut & court :"Quoi ! La petite salle ?! En nationale ? Ah non !!!".

Ils leurs restent des leviers pour verrouiller la diversité de programmation des petites salles.

Et je ne parle pas de la théorie du complot:
Cinéville : "Il parait que le petit ciné d'en face passe votre film en nationale ?"
UPI: "Oui"
Cinéville : "C'est dommage, vous allez perdre de l'argent car nous on ne le passera pas alors que justement, on voulais programmer celui-ci et votre autre petit film que vous sortez en octobre"
UPI : "Ok on le leur donne pour la deuxième semaine"


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Le temps venu de tuer le veau gras et d'armer les justes.

Coeur Noir

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Message » dim. 6 sept. 2009 - 9:32

Bah oui on est bien d'accord Lacertas, c'est déjà comme ça que ça se passe ! Parce que le nombre de copies physiques est limité. Or avec le numérique, cette contrainte disparaît. Reste plus qu'à fournir les KDM. Et même si les cas de concurrence déloyales existent (dans tous les sens, hein !) c'est dans l'interêt du distributeur que le film soit programmé là où il y a de la demande, quitte à ne le laisser qu'une semaine en nationale dans un petit bled, et à durée indéterminée pour le multiplexe. Le coût d'une sortie diminuant avec le numérique devrait "faciliter" la diffusion... Voeux pieux, je sais.

Jusqu'à ce qu'un petit malin fournisse un keygen de KDM et que des exploitants en profitent pour projeter des films sans l'accord du distributeur ! Bah oui, ça aussi ça devient possible :twisted:

Stephane

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Message » dim. 6 sept. 2009 - 13:40

Mais non Coeur noir il y a encore des distributeurs humains où le mot culture passe avant le mot profit, comme il y a encore des êtres humains dignes de ce nom.

J' ai l' impression que certains d' entre vous vivent dans un pessimisme effrayant :evil: où tout n' est que vol et noirceur.
Tu me plais tellement que, quand il t'arrive de n'être pas jolie, je te trouve belle.

MOSS

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Message » dim. 6 sept. 2009 - 14:23

Crois-moi, il est des contextes où c'est dur-dur d'être optimiste.
S'il n'y a pas de solution, c'est qu'il n'y a pas de problème!

Stephane

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Message » dim. 6 sept. 2009 - 15:10

Du haut de mes cinquante ans et après m' avoir promené dans une grande partie du monde je veux bien te croire, mais...................... :D
Tu me plais tellement que, quand il t'arrive de n'être pas jolie, je te trouve belle.

Coeur Noir

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Message » dim. 6 sept. 2009 - 17:29

Euh Stéphane... je ne dis pas qu'il faut devenir malhonnête, juste que ce sont un peu toujours les mêmes qui sont souvent - comment dire - indécrottables ??? L'histoire que raconte Lacertas, j'en suis témoin tous les lundis matins dans l'entente où je bosse...

...mais bien d'accord il y a des endroits du monde où "tout" est bien pire. Cela dit ce n'est pas une raison pour baisser les yeux, ici même !